« Réaliser l’illusion parfaite » : un diamant s’est posé sur la cour de l’Intendant de l’hôtel de la Marine.

#Journalisme #evenement

@Christine Hoarau-Beauval – dossier publié dans In Interiors, magazine de Business Immo, le 7 février 2020.

+ Mission d’accompagnement de HDA architectes dans la création d’une brochure et l’organisation de l’événement d’inauguration avec le CMN et Velux du 31 janvier 2020.

Le chantier patrimonial de la place de la Concorde suscite toutes les curiosités depuis trois ans. Pour Christophe Bottineau, architecte en chef des monuments historiques, la dimension extraordinaire de l’hôtel de la Marine, c’est d’être une commande royale de très haut niveau, confiée aux meilleurs artisans qui œuvrent pour le roi à Versailles en 1765. Aussi, pour accueillir les visiteurs, il fallait concevoir un objet d’exception à la mesure du lieu.

Inaugurée le 30 janvier par le Centre des monuments nationaux (CMN)Les Fondations Velux et l’agence HDA architectes, la verrière est un avant-goût de ce qui attend le public en juillet 2020. Tout ici est question d’équilibre. Comment faire du contemporain dans un lieu chargé d’histoire, en évitant les pastiches ? Là est la question !

© HDA – Nicolas Trouillard.

À cause des transformations du XIXe siècle, le soleil ne rentrait plus dans les cours intérieures alors qu’il devait être omniprésent au XVIIIe siècle. Hugh Dutton, maître d’œuvre, avait par ailleurs été frappé par les lustres dans le salon d’honneur. « Dans un lustre à cristaux, les pampilles sont avant tout là pour une raison fonctionnelle – plus que décorative –, elles démultiplient la lumière et la renvoient dans la pièce ».

L’équipe est donc partie de cette idée du cristal dans la forme et dans l’usage de cette verrière. Composée de verre calepiné sur un plan triangulaire, la trame suit la géométrie de la cour. Quatre triangles aux arrêtes transparentes s’élèvent vers le centre ; leurs sommets ne se rejoignent pas, créant un vide central, espace de contemplation directe vers le ciel. En partie inférieure, des lamelles de verre dépolies apaisent l’effet miroir de la structure intermédiaire habillée d’inox polimiroir.  L’effacement visuel de la surélévation rend une clarté naturelle à la cour, et l’illusion, par un jeu de réflexion optique, est totale.

Pour ce joyau – de 70 t tout de même –, le CMN a dépensé 2,5 M€ financés en partie par le mécénat des Fondations Velux.

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